Mobilité Montréal%%: la plateforme pour mieux vivre avec les entraves routières

​​​2 juillet 2021

Durée : 17 min​ 41 sec

Mobilité Montréal est beaucoup plus qu’un simple slogan! C’est un site Web, une organisation, un diffuseur. Sa fonction? Informer les usagers de la route des entraves hebdomadaires dans la grande région métropolitaine.

Rendez service à quelqu’un que vous aimez : faites-lui écouter ce balado qui propose de découvrir Mobilité Montréal, son fonctionnement et la recette de son succès.

Notre collègue porte-parole Sarah Bensadoun est la voix de Mobilité Montréal et elle connaît les 48 ​chantiers de la saison... Une autre passionnée de transport!


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Transcription

— Bienvenue à ce balado tout à fait spécial de Transports Québec.

C’est Gilles Payer qui vous parle, relationniste et porte-parole.

Vous aimez avoir un relationniste et porte-parole?

En voulez-vous deux?

Voici Martin Girard, mon collègue.

Salut, Martin.

— Salut, Gilles.

— En voulez-vous trois?

Voici Sarah Bensadoun.

Salut, Sarah.

— Salut!

— Madame Mobilité Montréal.

Les gens pensent que c’est un slogan, beaucoup ne connaissent pas, soyons honnêtes, Mobilité Montréal et pourtant, c’est une vaste entité qui existe depuis combien de temps déjà?

— Depuis 10 ans maintenant.

Effectivement, je pense que ces 10 dernières années, on a fait beaucoup de chemin, entre autres en termes de notoriété pour faire connaître ce que c’est, Mobilité Montréal.

Pour faire simple, c’est un regroupement de plusieurs organisations.

Donc, il y a le ministère des Transports, il y a les municipalités dans la région métropolitaine, donc Laval, Montréal, Longueuil, Châteauguay et bien d’autres encore.

On a des sociétés de transport qui sont membres de différents comités de Mobilité Montréal et puis, on a aussi les différents entrepreneurs et consortiums qui font des travaux dans la région métropolitaine, et sans oublier tous les services d’urgence, donc pompiers, ambulanciers, policiers, etc.

C’est vraiment une plateforme unique qui permet à toutes ces organisations-là de se parler et d’échanger et de voir comment avoir moins de cônes orange dans la région métropolitaine.

Je pense que c’est ce que les gens veulent entendre ces derniers temps.

— Soyons transparents, au moment où on enregistre ce balado, on est en plein mois de juin 2021. On va aborder dans cet épisode les chantiers majeurs de l’été 2021.

Donc, rappelons que Mobilité Montréal, avec ses rencontres de coordination technique fréquentes et régulières, a permis justement en 2020 d’éviter beaucoup de rues obstruées par les cônes orange.

— Effectivement, rien qu’en 2020, on a eu plus de 33 000 demandes d’intervention sur le réseau dans la région métropolitaine et grâce aux différentes rencontres qu’on a dans les comités techniques, on a pu éviter plus de 600 entraves, ce qui est un chiffre qui est extrêmement conséquent.

Donc, en gros, comment ça fonctionne?

Je donne l’exemple du triangle Turcot, Samuel-De Champlain, Bonaventure pour l’année 2021.

On a plus de 50 % de nos chantiers de la région métropolitaine qui se trouvent dans ce triangle-là et l’objectif, c’est de minimiser les fermetures.

Donc, quand il y en a un qui va venir travailler, par exemple Turcot, et que l’autoroute Bonaventure doit faire des travaux, on s’assure de ne pas fermer tous les axes en même temps.

On s’assure aussi de profiter des fermetures des uns et des autres pour venir faire les travaux, quitte à les repousser parfois d’une semaine ou deux et donc éviter une fermeture.

Donc, les rencontres se font sur une base très régulière, parfois quotidienne, dépendamment des périodes.

Principalement l’été, c’est vrai que les ingénieurs se parlent tous les jours pour voir de quelle manière est-ce qu’on peut optimiser nos fermetures et faciliter la vie à tous les usagers de la région métropolitaine.

— Si je comprends bien, Sarah, il y a un comité technique qui se rencontre un peu plus général, mais il y a, on pourrait dire, des sous-comités selon des secteurs qui sont plus névralgiques?

— Il y a effectivement un comité technique où on va venir coordonner l’ensemble des travaux dans la région et quand il y a effectivement des secteurs chauds, comme c’est le cas pour l’échangeur Turcot, l’autoroute Bonaventure, Samuel-De Champlain ou encore, cet été, l’autoroute 13, on va venir créer des sous-comités et on va avoir vraiment, par exemple, les entrepreneurs qui vont venir faire les travaux, les services d’urgence, etc., pour voir de quelle manière on peut mieux travailler dans cet axe-là et faciliter la vie aux automobilistes, entre autres.

— Effectivement, on n’est pas là pour embêter les gens.

Les travaux que l’on fait doivent être faits.

C’est pour des raisons de sécurité, de fluidité, de mobilité. Et parlant de mobilité, le site Internet mobilitemontreal.gouv.qc.ca est un endroit sur lequel tout un chacun devrait mettre un signet.

Pas vrai?

— Absolument.

En fait, l’objectif de Mobilité Montréal, c’est que notre site Web et nos différentes plateformes créent des habitudes chez les gens.

Donc, c’est un site Web qui est mis à jour chaque semaine.

On vient afficher les fermetures majeures, entre autres pour chaque fin de semaine, et on sait que la saison estivale, il y en a beaucoup puisque les conditions météo sont favorables.

Donc, on invite justement le public à prendre cette habitude-là et, entre autres, venir le consulter chaque jeudi, voir quels sont les tronçons à éviter, et ça va leur permettre de se déplacer beaucoup plus facilement.

— Précisons que l’organisme Mobilité Montréal est en lien aussi avec des grands du Web et de la transmission de données.

— Tout à fait.

Ça, c’est quelque chose qui est méconnu, mais quand on dit aux usagers de la route : « Planifiez vos déplacements », on veut vraiment qu’ils le fassent et c’est pour ça qu’il y a entre autres des ententes avec Google ou avec Waze, qui sont des planificateurs de déplacements qui sont très utilisés par les Québécois.

Donc, on vient leur signaler les différentes fermetures, ce qui fait en sorte que ça se reflète dans les différents planificateurs de déplacements que vous allez consulter et ça va vous proposer un nouvel itinéraire.

Donc ça, on le fait.

Ça se fait également via le Québec 511.

On a le site Web et on a aussi l’application qui peut se télécharger sur un téléphone, où vous avez la possibilité de voir l’état du réseau en direct.

Vous allez avoir les avertissements si jamais il y a une fermeture impromptue d’un tronçon routier.

Vous allez voir également l’état de la circulation, donc il y a une section trafic.

Donc là, ça va vous permettre de vraiment voir quel chemin prendre. Est-ce que je change l’heure de mon départ? Est-ce que j’annule aussi mon déplacement?

Ça peut être aussi une possibilité parce qu’il va y avoir aussi certaines fins de semaine où ça va être extrêmement chargé, très difficile de se déplacer dans certains secteurs, entre autres dans le tunnel La Fontaine.

Donc, c’est pour ça qu’on a toutes ces ententes-là.

L’objectif, c’est vraiment d’informer le public de différentes façons pour que l’information ressorte.

— Parce que tu parlais justement plus tôt, on disait, l’objectif, ce n’est pas d’embêter les gens, autant on essaie de les informer, tout ça.

Ce que les gens voient moins, toute cette coordination-là, tous les travaux qui sont prévus la nuit ou la fin de semaine, toujours dans un objectif d’essayer de faciliter les déplacements la semaine pour le temps de travail, par exemple.

— Les chantiers qu’on planifie, en fait, en très grande majorité, se font durant la soirée, la nuit ou les fins de semaine parce que ce sont les périodes où les gens circulent moins.

L’objectif, effectivement, c’est de ne pas bloquer les gens, de faire en sorte que ça circule mieux tout en faisant les travaux qui sont nécessaires pour maintenir nos différentes infrastructures en bon état.

Donc, il y a eu ces dernières années beaucoup d’efforts qui ont été faits justement pour travailler, entre autres, la nuit.

Parce que la circulation n’est vraiment pas la même que pendant la journée.

On évite aussi de travailler pendant les heures de pointe.

On évite de travailler en semaine.

Comme ça, on sait que les déplacements sont facilités.

Donc, cet été, beaucoup de nos travaux vont se faire de nuit, vont se faire de fin de semaine.

Évidemment, quand on travaille sur un axe, entre autres entre la rive nord et l’île de Montréal et l’île de Montréal et la rive sud, on essaie de ne pas travailler sur toutes les traversées en même temps pour que ça soit plus simple de se déplacer.

Donc ça, c’est notre objectif, ne pas bloquer toutes les traversées, travailler dans les moments qui sont les moins achalandés sur le réseau routier, et il se trouve que ces moments-là, c’est soir, nuit et fin de semaine.

Intermède musical

— Bonjour, ici Isabelle Paré, conseillère en communication au ministère des Transports pour le territoire des Laurentides et Lanaudière.

Le balado du Ministère est une production de la Direction des communications.

— Je vais faire une parenthèse, il y a des gens évidemment qui voyagent l’été.

D’ailleurs, il y a plus de gens sur les routes au mois de juillet qu’en hiver, et il y a beaucoup de gens qui vont forcément passer par la région de Montréal pour aller à leur destination. Et ces gens-là devraient aussi s’intéresser à la circulation et à Mobilité Montréal, même si vous n’êtes pas de Montréal.

Parce que vous allez passer dans la grande région métropolitaine, vous risquez d’être affectés par un des nombreux travaux, d’une part, et d’autre part, si vous vous pensez plus malins en circulant de nuit ou très tôt, vous allez éviter certaines entraves, raison de plus de consulter justement le site parce qu’il y a beaucoup, comme tu l’as dit Sarah, de travaux de nuit.

— Beaucoup de travaux de nuit, beaucoup de travaux de fin de semaine parce qu’effectivement, pendant la saison estivale, il y a beaucoup de déplacements.

Ceux qui commencent leurs vacances un vendredi ou un samedi et qui décident de prendre la route, ils pourraient se buter à quelques chantiers, quelques cônes orange.

Dans la région métropolitaine, on a quelques traversées qui vont subir des travaux.

Entre autres, entre Laval et Montréal, on a le pont Pie-IX.

On a également le pont Louis-Bisson qui est entre Laval et Montréal, donc sur l’axe de l’autoroute 13.

On va aussi avoir des travaux d’entretien côté ouest, donc au niveau du pont de l’Île-aux-Tourtes.

Maintenant, si on s’en va sur la rive sud, on a également le pont Mercier, donc ce sont des travaux qui vont être faits du côté du ministère des Transports, mais également du côté fédéral.

Également, le tunnel La Fontaine, il va y avoir des travaux de ce côté-là avec des fermetures importantes en fin de semaine où on va avoir, des moments, une seule voie par direction qui va être disponible, voire des tubes de circulation fermés.

C’est-à-dire que par moment, la direction sud va être fermée et d’autres moments, la direction nord.

Donc ça, ça va provoquer d’énormes embouteillages, d’où la nécessité de regarder l’état des routes avant de quitter la maison.

— Et pour 2021, ça va être aussi important que les gens reprennent cette habitude-là.

Tu viens déjà de mentionner des chantiers majeurs sur des liens qui sont des autoroutes essentielles aux déplacements dans la grande région de Montréal.

Mais avec l’année 2020 de pandémie, l’été dernier, il y a peut-être eu moins de déplacements sur nos routes.

Donc cette année, les gens vont peut-être les remarquer un peu plus, les travaux.

— Effectivement, l’année dernière, ça a été une année un peu plus calme en matière de déplacements, étant donné que le confinement était en place.

Cette année, ça se détend puisque le déconfinement est enclenché.

Les déplacements interrégionaux vont s’intensifier au cours des prochaines semaines.

Donc, oui, on s’attend à ce qu’il y ait plus de circulation cette année à la différence de l’année dernière et des années précédentes.

Les chantiers qu’on a dans la région métropolitaine ne sont pas concentrés que dans un seul secteur.

On en a un peu partout à travers la région métropolitaine.

Quasiment tous les axes vont subir des travaux, que ça soit de soir, de nuit, de fin de semaine, à un moment ou à un autre cet été, et ça peut aller loin par moment.

Ça peut aller jusqu’au courant du mois de novembre, comme c’est le cas pour le pont Honoré-Mercier.

— Je pense aussi peut-être pour des gens qui veulent traverser, l’autoroute Métropolitaine va être aussi souvent fermée dans une direction pendant des fins de semaine cet été.

— L’autoroute Métropolitaine, c’est un des axes chauds.

On sait très bien aussi que c’est l’artère la plus achalandée dans la région métropolitaine puisqu’il y a de la circulation à longueur de journée.

Oui, il y a des périodes de pointe le matin et en fin de journée, mais c’est vraiment un axe très utilisé.

Il va y avoir des travaux de réfection de chaussée, des travaux de réfection de structure sur la partie surélevée, donc vraiment en plein cœur de l’île de Montréal.

On en a aussi un peu plus dans l’ouest, principalement dans l’axe de l’autoroute 13, où cet axe-là aussi est très chaud cet été, puisqu’on a six chantiers différents qui vont être en place en simultané.

Et encore plus à l’ouest de l’autoroute 40, donc vers le pont de l’Île-aux-Tourtes, la 40 Est, donc en direction du centre-ville de Montréal, il y a un tronçon qui va être fermé pour une longue durée avec circulation en contresens.

Donc ça, ça veut dire limite de vitesse réduite, nombre de voies de circulation réduit.

Donc, il va falloir vraiment planifier plus que jamais ses déplacements et peut-être aussi penser à prendre le transport collectif.

Parce que dans la région métropolitaine, on a la chance d’avoir un réseau qui est plutôt bien desservi, que ça soit les trains de banlieue, que ça soit le réseau de bus, de métro, à Laval, sur l’île de Montréal, Longueuil, dans l’ensemble de la couronne nord et sud.

Donc, ça peut être une très bonne alternative pour ceux et celles qui veulent se déplacer.

Que ça soit jour, nuit, tout le temps, on a des services qui sont disponibles.

— Je reviens sur le site Internet de Mobilité Montréal, qui est vraiment bien fait parce qu’il intègre entre autres beaucoup de chantiers municipaux de la ville de Montréal.

On va quand même être clairs, nets et limpides, et francs surtout.

Il y a beaucoup de travaux sur l’île de Montréal.

Cela dit, cela ne devrait pas être un empêchement à entrer sur l’île parce qu’en prévoyant du temps, évidemment parce qu’il va y avoir des détours, on ne s’empêche pas de visiter la ville de Montréal.

Surtout quand on a un outil comme ça où, sur carte, on voit des chantiers qui sont numérotés et identifiés, géolocalisés, ça permet de planifier sa visite, autant de l’île de Montréal que de la traverser, ce qu’on peut avoir à faire pendant un déplacement estival.

— En fait, le site Web de Mobilité Montréal a été pensé pour le citoyen.

Donc on se dit, nous comme citoyens : « Qu’est-ce que je veux savoir?

Quelle information je veux voir?

Quels chantiers, quels axes je dois éviter? »

Donc c’est dans cet esprit-là que notre site Web a été pensé et c’est aussi dans cet esprit-là qu’on continue de le mettre à jour de façon hebdomadaire, voire quotidienne.

Parce que c’est vrai que des fois, il peut y avoir des chantiers imprévus, comme ça a été le cas il y a quelques semaines avec la fermeture d’urgence et préventive du pont de l’Île-aux-Tourtes.

Mobilité Montréal, ce n’est pas que le ministère des Transports, c’est vraiment le Ministère et tous ses partenaires.

Donc, Gilles, tu as bien fait de mentionner que ça inclut les chantiers de la ville de Montréal, qui sont très nombreux également dans tous les arrondissements.

Il y a aussi des travaux qui sont faits par les équipes du REM pour la construction de ce nouveau mode de transport, puisque ça va être complètement nouveau.

Il y a également le côté fédéral avec le pont Jacques-Cartier, Champlain, l’autoroute Bonaventure.

On a aussi le pont Mercier qui est de juridiction fédérale.

Il y a des travaux qui sont faits par exemple par Hydro-Québec ou par une autre municipalité du genre Laval, Châteauguay ou l’agglomération de Longueuil.

On s’assure en fait d’avoir un endroit où on va retrouver toute l’information à une seule place, faciliter la vie à l’usager.

Comme ça, ça lui évite de faire plusieurs sites Web.

On veut que ça soit une seule place, toute l’information disponible, pratiquement en temps réel.

On a fait beaucoup d’efforts pour justement informer le citoyen.

On a repensé tous nos différents outils de communication et d’information, et on a aussi la page Facebook de Mobilité Montréal.

C’est une page Web qu’on consulte tous les jours, on répond aux messages des citoyens.

On affiche aussi les différentes mesures d’atténuation qu’on a en place, comme cela était le cas pour le REM lorsqu’on a dû fermer un axe de la ligne d’exo, donc le train de banlieue.

Donc, vraiment, on veut que ça soit l’endroit à consulter, que ça soit le site Web, la page Facebook ou aussi le Québec 511, puisqu’on retrouve vraiment l’ensemble des entraves, fermetures, tous les avis et avertissements que le citoyen devrait voir.

— Bon, bien, ça, je pense que c’est un beau grand tour.

Mobilité Montréal, donc, ce n’est pas rien.

Sarah Bensadoun, c’est un plaisir de t’avoir avec nous, pour une fois.

On va se trouver une autre raison pour t’inviter, je pense.

— Tout le plaisir a été pour moi et je reviendrai avec grand plaisir.

— mobilitemontreal.gouv.qc.ca, c’est un site à consulter régulièrement.

Sarah, bonne fin de journée et à la prochaine!

— Merci à vous deux!

— Salut, Martin.

— Merci, salut.​