Route 112 - Relocalisation

Le déplacement de la route 112 qui passe près de la mine entre Thetford Mines et Saint-Joseph-de-Coleraine est un projet d’envergure qui a nécessité la construction de 10,3 km de route à deux voies respectant les normes d’une route nationale et incluant une voie de dépassement d’environ 2 km dans chaque direction. De plus, un pont a été construit pour enjamber la rivière Bécancour.

Le nouveau tronçon a été déplacé à l’ouest de l’ancien tracé. De tous ceux qui ont été examinés, le Ministère a arrêté son choix sur le tracé le plus approprié en matière de sécurité, de délais de réalisation, de coûts et de répercussions sur le milieu.

Le projet en bref

10,3 km de route à deux voies reliant Thetford Mines et Saint-Joseph-de-Coleraine

4 Secteurs
Secteur boisé (5,4 km), partie ouest du tracé
Secteur mine (4 km), entre le secteur boisé et la rivière Bécancour
Secteur du pont enjambant la rivière Bécancour
Secteur urbain (1 km)

Début des travaux : août 2013
avec la construction du pont enjambant la rivière Bécancour et le déblai des haldes dans le secteur minier

Ouverture officielle : 30 octobre 2015

Coût du projet : 100 M$

1 498 335 m3 de résidus excavés au total, prélevés dans 6 haldes et qui ont été transportés pour faire place à la nouvelle route 112

24 ponceaux
Y compris 3 ponceaux conçus pour le passage de la petite faune

56 231 tonnes d’asphalte

Échéancier

  • Secteur pont : août 2013 à juillet 2014
  • Secteur boisé : novembre 2013 à juillet 2015
  • Secteur urbain : septembre 2014 à novembre 2015
  • Secteur mine : octobre 2014 à octobre 2015

Environnement

Le Conseil des ministres a donné le feu vert au projet du plan environnemental sur la recommandation du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, le 1er mai 2013.

Plusieurs mesures sont mises en place afin d’atténuer les impacts sur l’environnement. D’abord, des mesures courantes de contrôle de l’émission de poussière et du transport de sédiments vers les cours d’eau, de contrôle du bruit, de gestion des rebuts et autres ont été mises en place pour limiter l’effet des travaux proprement dits, en plus d’un suivi particulier de la qualité de l’air sur le chantier et en milieu urbain.

Des efforts particuliers ont été consentis à l’aménagement paysager des talus qui bordent la nouvelle route 112, y compris les pentes des haldes de résidus miniers. La plantation d’arbres et d’arbustes complète le tout.

Deux espèces de fougères qui ont un statut de plantes rares au Québec ont été identifiées en bordure des boisés traversés par le projet. Afin de tenter de renforcer les populations résiduelles de ces plantes, deux approches ont été utilisées, soit la remise en place, en des endroits propices, de la litière contenant des rhizomes (racines) de ces espèces et la plantation de nouveaux plants.

Un suivi sera réalisé pour s’assurer que les terrassements fraîchement finalisés ne soient pas un terrain fertile pour la propagation d’espèces exotiques envahissantes telles que le roseau commun, déjà présent sur certains sites traversés.

Enfin, des ponceaux ont été aménagés de façon à favoriser le libre passage de la faune aux endroits où la nouvelle route sépare ou enclave des milieux naturels servant d’habitats fauniques. C’est ainsi qu’un ponceau comporte des déversoirs qui permettent de maintenir le passage du poisson, en l’occurrence l’omble de fontaine, alors que trois autres ponceaux et leurs abords sont destinés à la petite faune (castor, porc-épic, raton laveur, ours noir, renard, etc.).

Documentation

Communiqués

Bulletin Le 112

Cartes

Photos

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