Autoroute%%35 entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière américaine%%– Construction

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​À l’origine du projet, l’ense​mble du corridor Montréal-Boston était desservi par des autoroutes, à l’exception du tronçon de 37,9 km sur la route 133 situé entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière américaine (poste frontalier de Saint-Armand/Philipsburg).

Le projet de co​​nstruction de l’autoroute 35 (autoroute de la Vallée-des-Forts) vise à :

  • terminer ce lien essentiel de près de 500 km entre Montréal et Boston pour améliorer la mobilité des personnes et des marchandises;
  • améliorer la sécurité routière et la qualité de vie des riverains de la route 133 en diminuant le camionnage sur la route nationale.

Rappelons que l’État du Vermont est l’un des principaux partenaires commerciaux du Québec. 

Échéancier

​​​​​​Vu son ampleur, le projet de construction de l’autoroute 35 a été divisé en quatre phases.​​

Étape en cours

  • Phase III – de la route 133, à Saint-Sébastien, jusqu'à la jonction de la route 133 et des chemins Champlain et du Moulin, à Saint-Armand (8,9 km) : août 2020 à automne ​2023

Étapes à venir

  • Phase II (finalisation) – construction de l’échangeur Saint-Alexandre
  • Phase IV – de l’intersection de la route 133 et des chemins Champlain et du Moulin, à Saint-Armand, jusqu’à la frontière américaine (4,5 km)

Étapes terminées

  • Phase I – de l’échangeur, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à la route 227, à Saint-Alexandre (9,8 km) : 2009 à octobre 2014
  • Phase II – de la route 227 jusqu’à l’échangeur avec la route 133, à Saint-Sébastien (14,7 km) : 2009 à octobre 2014

Avancement et travaux

Phase III – entre Saint-Sébastien et Saint-Armand

Vu l’importance des travaux à réaliser, ceux-ci ont été divisés en deux lots.

Premier lot – de Saint-Sébastien à Pike River

  • La construction de l’autoroute 35 à Saint-Sébastien et à Pike River, sur une distance de 4,2 km, est terminée, tout comme le pont d’étagement de la route 202, qui passe au-dessus de la future autoroute 35 (mais sans accès direct à celle-ci). Pour ce premier lot, il ne reste que les aménagements paysagers à terminer d’ici la fin de l’été 2022.

Deuxième lot – de Pike River à Saint-Armand

En cours

  • Prolongement de l’autoroute 35 (deux voies par direction) du chemin Molleur, à Pike River, à la jonction de la route 133 et des chemins Champlain et du Moulin, à Saint-Armand.
  • Construction d’un pont au-dessus de la rivière aux Brochets, à Pike River.
  • Déplacement des équipements de services publics.
  • Aménagement d’un échangeur à la jonction de l’autoroute 35, du chemin Champlain et de la route 133, à Saint-Armand.
  • Finalisation des activités immobilières.

 À venir

  • Aménagement d’un carrefour giratoire à l’intersection de la route 133 et des chemins Champlain et du Moulin, à Saint-Armand.
  • Construction et installation de deux ponceaux, un au-dessus du ruisseau Louis-Rocheleau et l’autre au-dessus du cours d’eau Edwin, à Pike River.

Toutes les autorisations environnementales requises ont été obtenues pour la réalisation des travaux du deuxième lot de la phase ​III. La surveillance environnementale s’effectue à chaque phase, qu’il s’agisse des travaux préalables à la construction, de la construction ou encore de l’exploitation et de l’entretien de l’infrastructure pour une période minimale de cinq années suivant la mise en service.

Phase IV – entre Saint-Armand et la frontière américaine

Le projet pour ce tronçon est inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) dans la catégorie en planification.

  • Le contrat afin d’actualiser l’avant-projet définitif et de préparer les plans et devis a été octroyé au cours de l’hiver 2021.
  • La réalisation des activités immobilières se poursuit et les études environnementales sont en cours.
  • La phase IV est inscrite en annexe de la Loi concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure​. Cette loi permet au gouvernement de bénéficier de mesures d’accélération pour devancer la réalisation de projets d’envergure ou en assurer l’échéancier de réalisation, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Phase II – construction de l’échangeur Saint-Alexandre

En 2005, le ministère des Transports a présenté, au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), un projet proposant le déplacement de la route 227 vers l’est (dans le prolongement du rang des Soixante).

Afin de se conformer aux avis du BAPE, le Ministère a proposé un échangeur à la jonction de la route 227 suivant le tracé actuel (rang des Dussault) et a obtenu les décrets autorisant la construction de cet échangeur. La Municipalité de Saint-Alexandre s’oppose à cet emplacement et souhaite que le projet soit réalisé selon un des scénarios présentés au BAPE en 2005.

Une décision du Tribunal administratif du Québec concernant l’utilisation de terres à des fins autres que l’agriculture a été rendue en décembre 2012 en faveur de la Municipalité, qui souhaite que l’échangeur soit construit dans le prolongement de la route 227 (rang des Soixante).

Ainsi, le décret 667-2021 en date du 12 mai 2021 autorise la reconfiguration et la relocalisation de l’échangeur de l’autoroute 35 situé dans la municipalité de Saint-Alexandre et comprend également la construction du prolongement de la route 227 entre le chemin de la Grande-Ligne et l’autoroute ​35 ainsi que la construction d’un chemin de desserte reliant l’échangeur à la montée de la Station.

Le projet est à l’étape de la préparation des plans et devis. Il est inscrit en annexe de la Loi concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure​. ​Il est à noter qu’un pont d’étagement a été construit dans le secteur pour permettre de franchir l’autoroute 35.

Gestion de la circulation

Depuis le mois d’avril 2022, et jusqu’à la fin de l’année, les travaux du deuxième lot de la phase III requièrent une circulation à contresens sur la route ​133, laissant une voie de circulation par direction. La déviation des voies débute un peu au nord des chemins Champlain et du Moulin et se termine au nord de l’avenue Montgomery, à Saint-Armand. 

Avant de prendre la route, consultez Québec 511​ pour connaître les entraves sur le réseau et planifier vos déplacements.

Coûts et financement

Le coût global pour la réalisation de la phase III du projet est de 222,9 M$, incluant une contribution financière de 82,1 M$ du gouvernement fédéral dans le cadre du Nouveau Fonds Chantiers Canada 2014-2024.

Le coût pour la réalisation de la phase IV du projet sera précisé lorsque l’ensemble des études pour celle-ci sera terminé et que les autorisations gouvernementales auront été obtenues. Le gouvernement du Canada s’est engagé à investir 13 M$ dans le cadre du Fonds sur l’infrastructure frontalière.

Le coût des phases I et II, y compris la construction à venir de l’échangeur Saint-Alexandre, est de 244,7 M$. De cette somme, le gouvernement du Canada a contribué à hauteur de 44 M$.

Consultations

Le projet de construction de l’autoroute 35 a fait l’objet d’une audience publique en 2005. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), chargé d’étudier le projet, a rendu public son rapport en mars 2006. Afin d’intégrer certains des constats et avis émis par le BAPE, le Ministère a ajusté le projet initial de manière à réduire ses impacts sur les milieux agricoles et naturels et à favoriser une intégration harmonieuse du tronçon autoroutier à l’environnement.

Ce projet a aussi fait l’objet d’une étude approfondie en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Le Ministère a obtenu, en décembre 2008, l’autorisation des autorités responsables.

Projet de compensation environnementale

Le Ministère a élaboré un projet de compensation visant à contrebalancer les répercussions cumulatives du prolongement de l’autoroute 35 (phases I à IV) sur l’environnement.

À l’issue d’une évaluation des impacts environnementaux par les gouvernements provincial et fédéral, le Ministère a reçu les certificats d’autorisation nécessaires pour aller de l’avant avec le projet. Les conditions énoncées dans les décrets 598-2007 et 599-2007​ publiés par le gouvernement provincial, ainsi que différentes conditions énoncées par le gouvernement fédéral, ont servi de base pour élaborer le présent projet de compensation.

L’ensemble des répercussions du projet est compensé entre l’emprise de l’autoroute et la rivière aux Brochets dans les municipalités de Pike River et de Saint-Armand. En effet, la mise en place des mesures de compensation au même endroit s’avère bénéfique pour la protection et le développement de la faune et de la flore de la région.

Les travaux associés au projet de compensation ont commencé en 2020 avec un volet de reboisement. D’autres volets s’ajouteront à ce dernier et débuteront en 2023. Le suivi des mesures mises en place se poursuivra jusqu’en 2028, et le suivi du reboisement, jusqu’en 2033. Quatre volets de compensation seront réalisés :

  1. Compensation de l’habitat du poisson;
  2. Compensation des milieux humides;
  3. Reboisement;
  4. Réaménagement de terres agricoles.

Com​​​pensation de l’habitat du poisson

Le prolongement de l’autoroute 35 nécessite la traversée de la plaine inondable de la rivière aux Brochets ainsi que l’ajout de ponceaux sur environ 23 ruisseaux situés entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière américaine. Les travaux ont perturbé l’habitat de certaines espèces de poissons qui utilisent la plaine inondable pour s’alimenter et se reproduire.

L’objectif est de créer un peu plus de 4 hectares d’habitats pour les poissons, dont plus de 2,2 hectares favoriseront la fraie des espèces ciblées. L’ensemble de l’espace retranché pour construire l’autoroute sera donc recréé par des habitats de même quantité et de même qualité, voire supérieure.

Mesu​res de compensation

  • Deux tranchées seront creusées dans la digue actuellement en place, dans la zone du projet, ce qui permettra aux espèces d’accéder facilement à la plaine inondable, en traversant la rivière, pour s’alimenter et se reproduire.​
  • Des travaux de déblai seront effectués afin d’offrir une profondeur d’eau suffisante pour les espèces qui utilisent la plaine inondable.
  • Les zones déblayées seront végétalisées afin d’offrir des abris à de nombreuses espèces et de limiter les zones qui pourraient être colonisées par des espèces végétales exotiques envahissantes.

Compensatio​n des milieux humides

Les travaux entraîneront la perturbation de 1 hectare de milieux humides qui servent d’habitats à de nombreuses espèces de poissons, d’amphibiens, de reptiles et d’oiseaux semi-aquatiques. Ces habitats jouent également un rôle de filtration et de rétention de l’eau.

L’objectif est de récréer au moins 1 hectare de milieux humides afin de reconstituer des habitats pour la faune et de reproduire les fonctions écologiques perdues, soit la filtration et la rétention d’eau. Ces nouveaux milieux humides seront de valeur et de fonctions équivalentes et seront créés le long des ruisseaux Edwin et Louis-Rocheleau, à Pike River.

Mesures d​​e compensation

  • Les rives des ruisseaux Edwin et Louis-Rocheleau seront reprofilées, notamment à l’aide de travaux de déblayage, de manière à augmenter la surface disponible pour y établir une bande riveraine.
  • Des espèces végétales herbacées et arbustives tolérantes à des conditions d’inondation ou de saturation du sol en eau seront plantées sur les rives aménagées afin de créer une bande riveraine capable de filtrer des polluants et de retenir l’eau pour ainsi réduire les risques d’inondation.

Rebo​isement

Le projet entraîne le déboisement d’environ 65 hectares de forêt. L’objectif est donc de compenser la perte de ces superficies boisées et de réduire les répercussions sur la faune. À terme, les zones reboisées offriront un écosystème forestier qui est diversifié pour les animaux et qui s’adapte bien aux perturbations au fil du temps.

Mesures​ de compensation

  • Depuis 2020, un projet expérimental est mené par l’équipe de recherche du professeur Daniel Kneeshaw, de l’Université de Québec à Montréal. Ce projet de recherche permettra de recréer environ 24,5 hectares de superficie boisée grâce à la plantation de 35 000 arbres, le tout encadré par une approche écosystémique. Cette approche vise à restaurer l’écosystème tout en considérant les dynamiques, les interactions et la connectivité de l’ensemble des organismes vivants présents au sein de celui-ci. Pour en savoir plus s​ur cette approche, visitez le site Web de l’équipe de recherche​.
  • Le Ministère assurera la conservation de 75 hectares de ses terrains forestiers de grande valeur écologique situés à proximité du projet, dans le périmètre du marécage de la rivière aux Brochets.

Réamén​​agement de terres agricoles

Le prolongement de l’autoroute entraîne l’enclavement d’environ 55 hectares de terres agricoles. Une partie de ces terres (32 hectares) servira à mettre en place le projet de compensation (habitats du poisson, création de milieux humides, reboisement), alors qu’une autre partie (23 hectares) sera redonnée à l’agriculture. L’objectif est d’accroître la zone cultivable compte tenu de l’excellente qualité des sols dans la région.

Mesure d​e compensation

  • Les fossés qui séparent les parcelles de terres agricoles visées par le réaménagement seront remblayés, et l’axe des labours sera modifié pour maximiser la superficie à cultiver. Le gain en superficie cultivable sera de 4,2 hectares.

En résumé, les mesures de compensation des trois premiers volets permettront la diversification des habitats fauniques disponibles dans le secteur, ce qui avantagera différentes espèces d’amphibiens et d’oiseaux semi-aquatiques. Trois types d’habitats propices aux tortues seront notamment ajoutés sur le site de compensation. Ces aménagements bénéficieront à une multitude d’espèces.

En tout, le projet de compensation environnementale concerne 130 hectares de terrains dans l’emprise du Ministère. De cette superficie, 23 hectares seront redonnés à l’agriculture et 107 hectares de terrains forestiers et agricoles seront conservés.

Documentation

Cartes

Illustrations

Communiqués

Photos, simulations et vidéos

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