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Opérations d’entretien hivernal

C’est un peu plus de 30 000 kilomètres de routes qui relèvent de la responsabilité du Ministère. En période hivernale, ce réseau connaît des perturbations en raison des aléas météorologiques et le Ministère y déploie des efforts importants au maintien de la mobilité des biens et des personnes. La sécurité des usagers de la route demeure une priorité constante. Les opérations de déneigement et le déglaçage des routes sont incontournables, bien que leurs spécificités soient souvent méconnues.

​Le déneigement et le déglaçage des routes

​​​​​​​​La qualité du déneigement est un gage de succès de l’opération de déglaçage de la chaussée. En effet, moins il reste de neige sur la chaussée, plus l’opération de déglaçage est efficace. La route retrouve ainsi plus rapidement des conditions de circulation sécuritaires.

Un des matériaux les plus utilisés par le Ministère pour entretenir le réseau routier est le chlorure de sodium. Une fois en solution (saumure), son rôle est d’empêcher la neige et la glace d’adhérer à la chaussée ou de briser la couche de neige ou de glace qui se serait déjà formée.​​​​​​​​

Pour être efficace, le sel doit être épandu en quantité suffisante aux bons endroits et au bon moment. Il a besoin d’humidité, de chaleur et de temps pour se dissoudre et former une saumure suffisamment efficace pour dégager la chaussée. Ainsi, son épandage est rarement réalisé à des températures de surface de chaussée inférieures à -15° C, températures jugées défavorables à une action optimale.​​​​​​​​

Par temps froid, lorsque les conditions météoroutières ne permettent pas l’utilisation efficace du sel de voirie, l’épandage de matériaux abrasifs (sable, petites pierres) est priorisé. Les abrasifs n’ont pas d’effet de fonte sur la neige ou la glace. Leur rôle consiste plutôt à générer l’adhérence nécessaire entre les pneus des véhicules et la chaussée et à permettre des déplacements sécuritaires.​​​​​​​​

Les outils pour les interventions

Le personnel responsable des opérations d’épandage de matériaux utilise des chartes d’épandage pour prendre des décisions éclairées. Ces outils intègrent les principales notions de la météoroutière et sont la résultante de l’expérience de même que des connaissances du personnel d’entretien du Ministère. Elles constituent une base solide pour utiliser les matériaux avec plus d’efficience pendant les opérations d’entretien hivernal.​​​​​​

Afin d’obtenir les informations qui aident à la prise de décision, le Ministère dispose d’un réseau de plus de 50 stations météoroutières fixes et de plus de 225 stations météoroutières mobiles qui sont installées dans des véhicules du Ministère. Ce réseau de stations nous renseigne entre autres sur :​​​​​​

  • la température de surface de la chaussée;
  • la température de l’air;
  • la circulation sur le réseau;
  • la température du point de rosée;
  • la direction et la force du vent.

La conduite d’un chasse-neige

Les conducteurs de chasse-neige fournissent un service indispensable à la population : ils rendent les routes accessibles et sécuritaires durant la saison d’hiver. Dans le cadre de leur travail, ils doivent adopter des techniques de déneigement et d’épandage rigoureuses. Ainsi, afin que la neige soit dégagée des routes et que les matériaux soient efficacement épandus sur la chaussée, les camions de déneigement doivent rouler à une vitesse inférieure à celle affichée sur le réseau, et ce, pour les raisons suivantes :​​​​​​

  • rouler à des vitesses trop élevées affecte la qualité du déneigement;
  • à trop grande vitesse, la neige soulevée risque de retomber en partie derrière le véhicule plutôt que d’être poussée hors de la chaussée, réduisant pour l’usager la visibilité de l’opération;
  • l’épandage se voit également moins efficace, puisque les matériaux se dispersent hors de la voie de circulation.

En raison de la quantité de neige à enlever sur le réseau autoroutier constitué de plus de deux voies en milieu urbain, les opérations s’effectuent le plus souvent à l’aide de plusieurs véhicules, chacun œuvrant au dégagement d’une des voies de circulation. Cette technique s’appelle le « déneigement en formation serrée ». Ainsi, les camions de déneigement n’ont d’autre choix que de demeurer dans leur voie à déneiger même si celle-ci est une voie de dépassement. Il n’est pas sécuritaire de tenter de s’insérer ou de traverser une formation serrée de chasse-neige.

Bien que les opérations puissent entraîner certains inconvénients pour les usagers du réseau, elles n’en demeurent pas moins essentielles à leur sécurité et au maintien de la fluidité du réseau.

Pour savoir comment se comporter en présence de camions de déneigement, consultez la page Conseils de sécurité.

Les écoroutes d’hiver

L’utilisation de sel de voirie est essentielle en période hivernale. Cependant, il est important d’éviter la surconsommation et de pratiquer une gestion responsable de son utilisation. Dans un souci de protection de l’environnement, certaines routes sur le réseau du Ministère ont été désignées écoroutes d’hiver. Une écoroute d’hiver est une route faisant l’objet d’un mode d’entretien alternatif, c’est-à-dire que les activités de déneigement de la chaussée sont intensifiées et que l’utilisation d’abrasifs y est privilégiée. Il est à noter que des critères précis encadrent l’implantation d’une telle approche d’entretien :

  • la primauté de la sécurité routière;
  • l’adhésion du milieu;
  • les répercussions sur une ou plusieurs zones vulnérables (milieu humide ou aquatique, habitat faunique, etc.).

Les écoroutes d’hiver permettent de conjuguer développement durable et déplacement sécuritaire.

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