Autoroute de la Vallée-des-Forts (35) – Prolongement

​​​​À l'origine du projet, l'ensemble du corridor Montréal-Boston était desservi par des autoroutes, à l'exception du tronçon de 37,9 km sur la route 133. Ce dernier est compris entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière américaine (poste frontalier de Saint-Armand/Philipsburg).

La circulation locale, régionale et de transit s'effectuait ainsi sur ce tronçon de la route 133, entraînant des inconvénients dans les agglomérations traversées.

Le projet de prolongement de l'autoroute 35 (autoroute de la Vallée-des-Forts) vise à terminer ce lien essentiel de près de 500 km entre Montréal et Boston et à faire du lien entre l'autoroute 35 et l’autoroute inter-États 89 (Interstate 89) un véritable corridor de commerce entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre, particulièrement le Vermont.

Un premier tronçon de 24,5 km, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la route 133, à Saint-Sébastien, a été ouvert à la circulation le 17 octobre 2014. Les phases III et IV, qui représentent le tronçon entre la route 133 à Saint-Sébastien et la frontière américaine, d'une longueur de 13,4 km, doivent donc encore être réalisées. Les premiers appels d’offres pour la réalisation de la phase III seront publiés à l’automne 2019.

L'État du Vermont est l'un des pr​incipaux partenaires commerciaux du Québec. Pour connaître la nature des échanges du Québec avec la Nouvelle-Angleterre, visitez le site d'Export Québec du ministère de l'Économie et de l'Innovation.​

Objectifs

Le prolongement de l'autoroute 35 a pour objectifs :

  • de terminer un important lien autoroutier entre le Québec et les États-Unis pour améliorer la mobilité des personnes et des marchandises;
  • d'améliorer la sécurité routière;
  • d'améliorer la qualité de vie des riverains de la route 133.​

Étapes du projet

Le tronçon de 37,9 km de l'autoroute 35 a été divisé en quatre phases :

  • phase I – ouverte à la circulation en 2014 : de l'échangeur à Saint-Jean-sur-Richelieu (secteur d'Iberville) jusqu'à la route 227 à Saint-Alexandre – longueur approximative de 9,8 km;
  • phase II – ouverte à la circulation en 2014 : de la route 227 à Saint-Alexandre jusqu'à l'échangeur avec la route 133 à Saint-Sébastien – longueur approximative de 14,7 km. L’échangeur Saint-Alexandre est à construire.
  • phase III – à construire : de l'échangeur avec la route 133 à Saint-Sébastien jusqu'à l'échangeur situé au nord de Saint-Armand (avenue Champlain) – longueur approximative de 8,9 km;
  • phase IV – à construire : de l'échangeur au nord de Saint-Armand (avenue Champlain) jusqu'à la frontière américaine – longueur approximative de 4,5 km.

Consulter la carte des phases terminées ou planifiées, octobre 2019 (447 Ko)

Emplacement du projet

Le tronçon d'autoroute à quatre voies, ouvert en octobre 2014, traverse le territoire de la MRC du Haut-Richelieu, soit les municipalités de Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Alexandre et Saint-Sébastien. Le tronçon à compléter traversera la MRC de Brome-Missisquoi, soit les municipalités de Pike River et de Saint-Armand.

Deux échangeurs ont été construits pour assurer le lien entre les voies autoroutières et le réseau local. Ils sont situés dans les secteurs d'Iberville et de Saint-Sébastien. Trois autres échangeurs seront à construire à Saint-Alexandre et Saint-Armand (nord et sud).

Échangeur Saint-Alexandre (phase  II)

En 2005, le ministère des Transports a présenté, au Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BAPE), un projet proposant le déplacement de la route 227 vers l'est (dans le prolongement du rang des Soixante).

Afin de se conformer aux avis du BAPE, le Ministère a proposé un échangeur à la jonction de la route 227 suivant le tracé actuel (rang des Dussault) et a obtenu les décrets autorisant la construction de cet échangeur. La Municipalité de Saint-Alexandre s'oppose à cet emplacement et souhaite que le projet soit réalisé selon un des scénarios présentés au BAPE en 2005.

Une décision du Tribunal administratif du Québec concernant l'utilisation de terres à des fins autres que l’agriculture a été rendue en décembre 2012 en faveur de la Municipalité, qui souhaite que l'échangeur soit construit dans le prolongement de la route 227 (rang des Soixante).

Le dossier est toujours en analyse.

Il est à noter qu’un pont d’étagement a été construit dans le secteur pour permettre de franchir l’autoroute 35.

Coût du projet

Au Plan québécois des infrastructures 2019-2029​, le coût des phases I et II, y compris notamment l’échangeur Saint-Alexandre, est de 244,7 M$. De cette somme, le gouvernement du Canada a contribué à la hauteur de 44 M$.

Le coût global de la phase III est de 202,2 M$, incluant une contribution financière de 82 M$ du gouvernement fédéral dans le cadre du Nouveau Fonds Chantiers Canada 2014-2024. Les phases III et IV sont assujetties à la Directive sur la gestion des projets majeurs d'infrastructure publique. La phase III sera inscrite dans la catégorie « en réalisation » dans le prochain plan québécois des infrastructures, tandis que la phase IV est toujours dans la catégorie des projets routiers « en planification ». Le coût et l'échéancier de réalisation de la phase IV seront précisés lorsque l’ensemble des études pour la phase IV du projet sera terminé et que les autorisations gouvernementales auront été obtenues. Le gouvernement du Canada s’est engagé à investir 13 M$ dans la phase IV dans le cadre du Fonds sur l’infrastructure frontalière.

Échéancier

Étapes terminées

  • Phase I – de l'échangeur, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à la route 227 : octobre 2014.
  • Phase II – de la route 227, à Saint-Alexandre, jusqu'à l'échangeur avec la route 133 à Saint-Sébastien : octobre 2014.

Étapes à venir

  • Phase II – construction de l’échangeur Saint-Alexandre.
  • Phase III – Les travaux débuteront en 2020. La mise en service est prévue en 2023.
    • prolongement de l’autoroute 35 (deux voies par direction), à partir de la route 133 à Saint-Sébastien jusqu’à la jonction de la route 133 et des chemins Champlain et du Moulin à Saint-Armand (8,9 km);
    • construction d’un pont d’étagement au-dessus de la route 202 à Pike River (sans accès à l’autoroute);
    • construction d’un pont (222 m) au-dessus de la rivière aux Brochets à Pike River;
    • construction d’un échangeur à la jonction de l’autoroute 35, du chemin Champlain et de la route 133 à Saint-Armand;
    • construction d’un carrefour giratoire à l’intersection de la route 133 et, des chemins Champlain et du Moulin à Saint-Armand.
  • Phase IV – de l'échangeur situé au nord de Saint-Armand jusqu'à la frontière américaine : à déterminer.

Travaux terminés

Phases I et II

  • Construction de l'échangeur à Saint-Jean-sur-Richelieu (route 133 et chemin de la Grande-Ligne dans le secteur d'Iberville).
  • Construction de l'échangeur avec la route 133, à Saint-Sébastien.
  • Réaménagement de l'intersection des montées Lacroix et de la Station, à Saint-Alexandre.
  • Construction d'un pont permettant à la route 227 d'enjamber l'autoroute 35 et d'un court tronçon d'autoroute de part et d'autre du nouveau pont.
  • Aménagement d'une intersection avec feux clignotants à la future jonction de l'autoroute 35 et de la route 133, à Saint-Sébastien.
  • Construction d'un carrefour giratoire à la jonction du 3e Rang et du chemin de la Grande-Ligne.
  • Construction d'un carrefour giratoire à la jonction de la route 133 et du boulevard Iberville.
  • ​Divers aménagements paysagers, dont une haie brise-vent.

Gestion de la circulation

La phase III requerra peu d’entraves. Les entraves prévues sont liées au raccordement entre la nouvelle autoroute 35 et les routes existantes (route 133, route 202 et chemin du Moulin, à Saint-Armand). Un plan de maintien de la circulation sera diffusé en temps opportun.

Environnement

Le projet de prolongement de l'autoroute ​35 a fait l'objet d'une audience publique en 2005. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), chargé d'étudier le projet, a rendu public son rapport en mars ​2006. Afin d'intégrer certains des constats et avis émis par le BAPE, le Ministère a ajusté le projet initial de manière à réduire ses impacts sur les milieux agricoles et naturels, et à favoriser une intégration harmonieuse du tronçon autoroutier à l'environnement.

Le gouvernement du Québec a adopté deux décrets le 1er août ​2007 :

Ce projet a aussi fait l'objet d'une étude approfondie en vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Le Ministère a obtenu, le 11 décembre ​2008, l'autorisation des autorités responsables.

En prévision de la réalisation de travaux de la phase III (pont de la rivière aux Brochets), des autorisations environnementales sont requises. Certains travaux préparatoires (déboisement et fouilles archéologiques) ont été autorisés.

La surveillance environnementale du projet de prolongement de l'autoroute 35 s'effectue à toutes les phases, qu'il s'agisse des travaux préalables à la construction, de la construction ou encore de l'exploitation et de l'entretien de l'infrastructure pour une période minimale de cinq années suivant la mise en service.​

Documentation

Liens pertinents

 Visuels

Photos

Consulter les photos du prolongement de l'autoroute de la Vallée-des-Forts (35)