La planification annuelle des projets routiers%%: une chorégraphie de travaux publics!

​​29 mars 2021
​​​​​​​​​​​​​Durée : 41 min 22​​​ sec

Le ministère des Transports réalise chaque année plus d’un millier de projets répartis à travers la province. Ces projets, de tailles variées, ont forcément un effet positif puisqu’ils sont nés d’une nécessité.

Il va sans dire qu’on ne peut pas improviser cette vaste planification. De plus, ce grand carrousel des projets programmés fait l’objet d’une présentation annuelle, à temps pour le printemps. Après avoir écouté cet épisode, vous saurez désormais ce qui précède ce torrent de chiffres et de données.

Pour les fins de ce balado très instructif, Mme Catherine Martineau, directrice à la programmation et au suivi des investissements, sous la Direction générale à la coordination territoriale, nous amène dans les coulisses de ce vaste mouvement perpétuel.

​​​​​​
Téléchargez le balado (19,1 Mo)​

​Transcription

-    Bienvenue au balado du Ministère des Transports du Québec! Ici Gilles Payer. Je suis en compagnie, comme d'habitude, de mon collègue également porte-parole au ministère Martin Girard. Bonjour Martin!

-    Salut Gilles!

-    Martin, de quoi est-il question dans cet épisode?

-    Aujourd'hui, on parle d'argent.

-    Beaucoup d'argent?

-    Oui, on va parler de millions, de dizaines de millions, de centaines, puis même des milliards de dollars.

-    Martin!    Es-tu porte-parole de Loto-Québec?

-    Transport Québec distribue plus d'argent encore et la vraie différence est que tout le monde est gagnant.

-    Hum!    On devine qu'on parle des usagers de la route et des citoyens en général. Bon bien sérieusement, mesdames, messieurs, après avoir écouté ce balado, vous saurez comment Transport Québec planifie les centaines de chantiers annuels. Vous pourrez comprendre comment les priorités sont établies ainsi que les nombreux paramètres et défis de ce parcours annuel auxquels doivent faire face les gestionnaires du ministère. Notre invité est au coeur de ce cycle perpétuel de planification, exécution, suivi, replanification, modification, adaptation. Catherine Martineau est directrice de la programmation et du suivi des investissements sous la direction générale à la coordination territoriale. Merci d'être là Catherine!

-    Merci!

-    Vous êtes au ministère depuis quelques années j'imagine?

-    Oui, en effet! Moi je suis native de la région de Québec et je travail pour le ministère des Transports à la direction... à la capitale nationale en fait depuis maintenant bientôt dix belles années. J'ai occupé quelques postes en territoires. Je pourrais discuter un petit peu comment on est découpé au ministère, mais j'étais, pendant plusieurs années, directement pour le territoire de la capitale nationale et puis depuis bientôt un an, je suis...    Je m'occupe de la programmation, mais cette fois-ci pour l'ensemble de la province.

-    Et puis vous habitez la région de la capitale nationale donc vous êtes une sportive puis vous aimez la nature, ça c'est sûr.

-    J'adore la nature! On reste dans le secteur nord de cette belle ville qu'est la ville de Québec donc on peut en profiter allègrement sans même prendre la voiture pour profiter de la forêt. C'est un plaisir de rester encore dans ma région.

-    Alors, partons à l'aventure! Chaque année, le ministère rend public autour de février - mars le détail de ses investissements qui sont dans des projets routiers, des projets maritimes, ferroviaires, aéroportuaires, des projets d'infrastructure. Des projets qui vont débuter dans l'année ou dans l'année suivante. Et à la base, ces investissements proviennent de crédits, des crédits qui sont encadrés, qui sont accordés par le gouvernement, qui sont inscrits officiellement. Et puis, à partir de ce moment-là on répartit ces ressources à travers des besoins qui sont multiples. Catherine Martineau, c'est là que vous intervenez. C'est un travail qui ne dure pas qu'un mois par année.

-    Non!    Loin de là! C'est un travail qui dure 12 mois par année et qui se répète d'année en année. Donc c'est vraiment un processus qui est pluriannuel et continu. Nous en fait euh... ...Je dirais que l'exercice sur une année on peut dire qu'il commence au mois de juillet environ de chacune des années. C'est là qu'on va faire vraiment un lancement officiel en fonction du montant qu'on va avoir reçu. Vous savez, nous on travaille avec des sommes qui nous sont octroyées par le secrétariat du Conseil du trésor via ce qu'on appelle le plan québécois des infrastructures, le PQI. Le PQI c'est un plan sur dix ans qui est mis à jour annuellement lui aussi. Donc on va toujours travailler... ...actuellement on travaille avec le PQI 2020-2030 et puis il va y avoir une mise à jour qui va être faite pour la période de dix ans suivante ainsi de suite. C'est pour ça qu'on dit que c'est continu, ça n'arrête jamais.

-    Et à partir de ce moment-là évidemment il faut contenter beaucoup de régions qu'on appelle nous au ministère des directions territoriales.

-    Oui, des directions générales territoriales au nombre de 11 régions, 11 directions générales plus la région de Montréal. Donc il faut contenter tout ce beau monde-là, tous les besoins surtout qui sont dans tous les territoires avec notre espèce de sacoche annuelle d'argent qui nous est octroyée via le PQI.

-    La sacoche est une belle image.

-    Oui, effectivement! Elle est pas mal lourde, mais oui, c'est ça exactement donc notre espèce de sacoche d'argent qu'on répartit entre les différentes... justement directions générales territoriales...

-    Parenthèse, la sacoche, est-ce qu'elle grossit tout le temps ou si d'une année à l'autre elle peut fluctuer?

-    Bon an mal an, il y a un noyau dur comme j'appelle souvent qui est pas mal stable, mais c'est certain que ça peut fluctuer pour toutes sortes de raisons ne serait-ce... ...parce que les investissements requis sont plus importants ou parce que... ...vous savez c'est l'argent euh... ...C'est l'argent des fonds publics donc les besoins peuvent être aussi ailleurs qu'au ministère des Transports certaines années donc il y a tous ces aléas-là qui peuvent venir faire en sorte que notre montant d'argent va varier, mais c'est certain que d'année en année    les investissements en transport ne vont pas en diminuant, ils vont plutôt en augmentant.

-    Catherine, vous mentionnez qu'en juillet on lance l'exercice de la programmation. À quel moment on a un portrait des projets qui seront annoncés au courant du mois de février, fin février - début mars?

-    Je dirais que ça va au début de l'hiver environ. En juillet, on va lancer l'exercice ensuite de ça, sur la fin de l'été, au niveau de l'automne il va y avoir beaucoup de travail qui va être fait au niveau des territoires pour venir vraiment bien sélectionner, venir finaliser la préparation des projets qu'on veut mettre de l'avant au cours des deux prochaines années. Puis c'est ça! Donc au début de l'hiver, on va venir vraiment camper un peu plus précisément qu'est ce qu'on va avoir comme programmation pour ce qu'on appelle une biennale, donc une programmation sur deux ans pour, comme on disait, venir faire une annonce fin février - début mars.

-    Donc on pourrait dire soit vers la fin de l'année civile ou au début de l'année civile, décembre - janvier probablement?

-    Oui, c'est ça, exactement!

(musique)

-    Bon!    La grande question : comment on répartit ces budgets-là? Comment on s'entend sur la façon dont l'argent est distribué à travers plein de projets?

-    On commence par établir un seuil à partir duquel les projets vont être des grands projets majeurs ou des projets plus réguliers comme je pourrais dire. Donc ce qu'on fait, c'est qu'on a un seuil de 100millions de dollars donc tous les projets qui sont au-dessus de 100 millions sont gérés par une équipe qui est spécialisée en projets majeurs et tout ce qui est en bas de cent millions est géré par l'ensemble des autres équipes au niveau des projets routiers. C'est un seuil qui est très important au ministère parce que quand on est au-dessus de 100millions il y a beaucoup de règles qui rendent les projets assujettis à un certain cheminement et puis ça, ce n'est pas géré au niveau de mon équipe des directions générales territoriales avec qui je travaille. Nous on travaille avec tous les projets qui sont en bas de 100 millions.

-    Donc les projets de 100 millions et plus ne sont pas assujettis aux mêmes règles, n'ont pas nécessairement le même processus que les projets qui sont en deçà de 100 millions, c'est ça?

-    C'est ça, exactement. Il y a un processus qui est quand même établi et rigoureux pour les projets en bas de 100 millions au niveau de la gestion de projets routiers, mais effectivement, il est différent. C'est sûr qu'il y a beaucoup moins de projets de plus de 100 millions euh... ...le seuil est quand même élevé. Un projet même à 90 millions ça commence à être assez important, mais je tiens à souligner qu'au niveau des territoires avec les équipes avec qui on travaille ça peut générer quand même environ 1000 chantiers par année, 1000 projets qui vont vivre en même temps une même année. Donc c'est un petit peu comme ça. On commence en établissant nos besoins en sachant que ça va être tous les projets en bas de 100 millions puis pour établir ces projets-là bien ce qu'on va faire c'est qu'on va faire, entre autres des inspections de structures. On va avoir de l'équipement spécialisé qui va sillonner le réseau pour mesurer l'état des chaussées. On va identifier aussi nos besoins en fonction de certains engagements gouvernementaux. On va avoir aussi des fois des projets qui vont être mis de l'avant en raison de rapports de coroners suite à des accidents importants. On connaît aussi certains secteurs de notre réseau où le potentiel accidentogène peut être un peu plus important. Donc ça va être des secteurs qu'on va cibler pour la réalisation de projets. Et toutes sortes d'autres euh... ...ce qu'on pourrait appeler des sujets un peu plus sensibles au niveau, par exemple, de la poudrerie. Donc on va avoir des programmes pour implanter des haies brise-vent un petit peu partout sur le réseau. Donc toutes ces activités-là, tous ces intrants-là vont nous permettre d'identifier des besoins et de mettre de l'avant certains nouveaux projets.

-    Et puis il faut voir aussi la capacité, dans chaque région, de réaliser des projets. Évidemment, en région éloignée les ressources ne sont pas les mêmes que dans un centre urbain.

-    Exactement! Quoi qu'on peut dire qu'au ministère des Transports on est très chanceux pour ça on a des ressources qui ont des expertises variées et qui sont présentes vraiment sur l'ensemble du territoire québécois, mais oui c'est certain qu'il y a une capacité de réalisation qui va varier d'une région à l'autre tant en raison des ressources humaines, mais aussi au niveau des parcs d'entrepreneurs qui peuvent être disponibles ou pas dans certaines régions pour des fois des travaux un peu plus spécialisés.

-    Bien ça peut être juste aussi raisonnable de penser qu'une région a tellement de projets à réaliser sur la table que c'est illusoire de penser qu'elle va pouvoir tout faire en un an, par exemple. Alors on va dégager des ressources pour les donner à d'autres qui vont pouvoir travailler durant la même année.

-    C'est exactement ça. C'est très bien, je n'ai rien à rajouter là-dessus! Les besoins, en fait, sont à la limite infinis. On pourrait faire des projets sans cesse, mettre des chantiers de l'avant sans arrêt, mais à un moment donné, il y a quand même    une capacité de réalisations que l'on doit respecter pour assurer aussi la qualité des travaux qu'on entreprend.

(musique)

-    Parmi les projets qui existent il y a une notion qui s'appelle : améliorer le réseau. c'est quand même assez large comme définition.

-    Oui, puis c'est là souvent qu'on a le plus de besoins qui sont exprimés. Les projets en amélioration du réseau ça peut se traduire de toutes sortes de manières. C'est des projets qui vont être en sécurité pour améliorer les fonctionnalités. Des fois ça peut être des choses qui peuvent sembler de moins grande envergure, mais l'ajout de glissières de sécurité c'est un élément de sécurité qui peut sembler banal quand on se promène sur le réseau, mais ça sauve des vies une glissière de sécurité. Ça évite à nos voitures de tomber dans un talus, ou de prendre une voie inverse. Donc c'est des projets qui peuvent sembler de moins grande envergure, mais qui sont non plus pas sans importance. Construction d'un mur antibruit pour les gens de la région de Québec; On a eu un projet récemment le long de l'autoroute laurentienne qui était à cet effet-là. Tout ce qui est changement climatique, adaptation au changement climatique. Aux Îles-de-la-Madeleine on travaille fort pour protéger la route justement des aléas climatiques. Donc l'enveloppe : Amélioration du réseau c'est l'enveloppe... ...Je dirais qui a la plus grande variabilité de types de besoins.

-    Au final, ce n'est pas nécessairement juste de l'asphaltage. Il y a toutes sortes de projets autour d'une route. On peut parler de ponceaux, comme tu as mentionné des murs antibruit, glissières ainsi de suite. Donc le type d'intervention reste quand même large sur notre réseau routier.

-    Oui! Le type d'intervention reste large et puis on a aussi des interventions combinées. Donc dans le secteur amélioration du réseau on peut avoir justement, amélioration de ponceaux. Les ponceaux c'est comme un... ...Pour le commun des mortels, c'est un gros tuyau qui permet le drainage des routes. Donc on peut avoir des projets comme ça qu'on peut combiner. Donc on va avoir un projet de chaussée qui est très visible à l'oeil, mais en dessous de ce projet-là, on est probablement en train aussi de changer des ponceaux; Aux abords de ce projet-là, on est peut-être en train d'implanter de nouvelles caméras de surveillance. Alors ce sont tous des besoins qu'on tente, le plus souvent possible, de combiner aussi pour faire de la gestion intégrée et faire d'une pierre deux, trois même voire quatre coups.

-    Catherine, vous me parlez beaucoup de projets. On arrive... ...Vous mentionnez que la programmation débute au mois de juillet de chaque année, le lancement de la programmation, mais un projet routier ça ne se développe pas et ça ne se planifie pas seulement sur quelques mois?

-    Non! Pas du tout même! Ça demande plusieurs années souvent des projets, dépendamment de leur envergure, pour leur préparation. Puis c'est là qu'on voit toute la vigueur du ministère avec l'ensemble de son expertise puis des équipes qui sont en arrière des travaux que vous voyez sur le réseau. Euh... On commence... ...On en a un petit peu parlé tantôt, on commence par reconnaître un besoin. Donc je peux avoir une équipe qui vient de faire une inspection de structure et puis on découvre qu'il y a une reconstruction qui peut être nécessaire. Donc c'est là que toutes nos équipes de projets se mettent en branle pour analyser, faire les études nécessaires. Par études, je peux penser aux études de caractérisation environnementale. On a des équipes d'arpentage qui vont devoir aller arpenter le terrain pour délimiter l'emprise. Où s'arrête le terrain du ministère et où commence celui du riverain. On a des équipes ensuite de ça au niveau des services publics. Vous savez comme moi que le réseau électrique longe souvent les routes. C'est très bien ainsi. C'est une voie naturelle de passage, mais il arrive que nos travaux nécessitent un déplacement de services publics. Donc il faut aller sur le terrain relever ça aussi. Donc c'est toute une équipe projet qui se mobilise quand on définit un besoin et qu'on décide de faire avancer un projet jusqu'à sa mise en chantier.

-    Bonjour! Ici Mila Roy. Je fais moi aussi partie de l'équipe des portes-parole de transport Québec. Ce balado est une production de la direction des communications.

-    Parfois les gens, vu de l'extérieur quand on ne sait pas réalisent ou pensent réaliser que faire un projet routier c'est très long peut-être même trop long de leur point de vue, mais il y a des très bonnes raisons à ça parce que réaliser un projet routier c'est un travail à l'année qui commence avec des choses de base qu'il faut suivre tout au long.

-    Oui!    Exactement! Puis oui, ça peut effectivement sembler long comme vous dites, un peu trop long, mais en fait nous on préfère vraiment bien faire les choses, faire toutes les études qui sont nécessaires pour un projet et quand on le lance en chantier avoir le moins de mauvaises surprises possible. Je peux prendre l'exemple de la reconstruction d'un pont. Ça va nécessiter, par exemple, une équipe qui va aller sur le terrain l'été parce que vous savez comme moi qu'il y a un hiver au Québec et que malheureusement, pour certains est parfois très long.

-    Heureusement pour ceux qui aiment le sport d'hiver. Donc c'est ça.... ....Donc je peux avoir de équipes qui vont devoir aller faire des caractérisations environnementales. Donc ça je vais faire ça au mois de mai - juin - juillet, au cours de l'été. Ces relevés de données là bien ils ont besoin d'être analysés par des équipes, encore là, qui sont plus dans le bureau. Donc c'est des gens qui vont analyser le secteur de l'environnement, les milieux humides qui sont présents. Ils vont devoir définir si il y a certaines autorisations environnementales qui sont nécessaires. Procéder à ces demandes environnementales là. Se coordonner avec les ministères qui sont en collaboration avec nous. Ça c'est pour le volet environnement, mais quand je lance un projet aussi bien j'ai mes équipes en arpentage qui vont aller prendre des relevés. Ces données-là bien il faut faire des plans avec, des plans d'acquisition entre autres qu'on appelle pour que les équipes en activités immobilières aillent rencontrer les propriétaires qui peuvent être impactés par nos projets. Ces rencontres-là bien vous comprenez que ça ne se fait pas sur le coin d'une table. Il faut rencontrer les propriétaires, bien leur expliquer les projets, procéder à la négociation des acquisitions si c'est le cas avec eux. Parfois, on va avoir simplement des servitudes de passage; c'est-à-dire qu'on va avoir besoin juste d'une petite bande pour faire passer la machinerie pour aller faire les travaux. Parfois, ça va être plus important. Des fois on va avoir besoin de mettre un pont temporaire. Il faut aller négocier avec le propriétaire encore là, ce petit morceau de terrain-là de plus. Alors c'est beaucoup d'étapes, beaucoup d'équipes qui peuvent faire en sorte que les délais, veut, veut pas bien ils sont là. Puis si on veut bien faire les choses, bien, je le répète, on a pas le choix de prendre ce temps-là puis il peut arriver toutes sortes de choses dans la vie d'un projet. Une fois que j'ai fait mes études d'avant projet, je vais aller de l'avant avec mes plans et devis officiels avec les ingénieurs qui vont dessiner les plans pour le projet. Mais à ce moment-là, malgré que j'avais fait des vérifications peut-être un an avant auprès de la municipalité où je suis bien ça se peut que depuis un ans - deux ans la municipalité son besoin a évolué puis... oups! Elle a un projet direct collé sur le mien. Bien là, il y a une coordination qui s'amorce. Alors on les consulte régulièrement nos partenaires qui sont les municipalités et tous les autres intervenants autour. Mais eux aussi, leurs projets sont vivants donc il peut arriver toutes sortes de choses qui fait en sorte qu'on change notre échéancier. Des fois on va retarder d'un an pour accommoder les travaux de la municipalité qui sont, eux un peu plus urgents. Des fois, on va essayer de travailler en collaboration avec eux justement pour que les travaux se fassent de manière conjointe si c'est des besoins qui s'arriment bien. Donc ce sont des éléments qui peuvent arriver qui font en sorte qu'on modifie notre échéancier. Ça peut sembler effectivement long aux yeux du citoyen, mais ce n'est jamais sans raison. Il y a toujours une bonne raison derrière ça. Des fois, on va nous-mêmes décider de retarder un projet parce qu'on va décider d'y intégrer un nouveau besoin, par exemple, l'ajout de caméras pour surveiller le réseau. Donc on pourrait justement avoir un nouveau plan d'action ou un nouvel investissement qui nous est consenti pour acheter des caméras. Alors on va décider de retarder le projet d'un an pour bien intégrer ce nouveau besoin-là à l'intérieur puis faire un projet qui est beaucoup plus complet puis surtout être présent une seule fois plutôt que trois, quatre fois à la même place. Donc ça c'est quelque chose qui est important essayer de limiter le nombre et la durée des entraves. C'est quand même important dans notre cheminement de projet on le prend en considération perpétuellement.

-    En bien sûr, la mobilité fait partie de la mission du ministère donc c'est un concept de plus à rajouter.

-    Oui, la mobilité c'est très important, laquelle on combine à la sécurité. Quand on prévoit nos chantiers, on va toujours regarder le chemin de détour qui devra être employé par les usagers puis on prend ça en considération avec les travaux municipaux qui peuvent être sur ce chemin de détour-là et qui pourraient justement limiter la mobilité. Mais aussi, en région disons hors des centres urbains, bien c'est un élément qui est majeur parce que un chemin de détour de 70 kilomètres pour une ambulance ça peut être une très mauvaise idée au niveau de la sécurité du public. Donc c'est quelque chose qui est effectivement au coeur de nos préoccupations et qui peut faire en sorte encore là des fois d'allonger un petit peu la préparation d'un projet parce qu'on va réaliser qu'il y a une entrave XY sur notre chemin de détour bien on va prendre la décision de faire un pont temporaire, par exemple pour favoriser la mobilité et assurer la sécurité des usagers qui empruntent ce tronçon-là. Ce qui peut arriver aussi au niveau du cheminement d'un projet c'est qu'on va... ...Je l'ai dit tantôt,    prendre la décision de reporter dans le temps un projet parce que l’on constate que dans un même secteur la concentration de projets est beaucoup trop importante pour ce que peut supporter le réseau puis je dirais même pour ce que peuvent supporter les usagers dans leurs déplacements donc c'est quelque chose qu'on prend aussi en considération de concert avec les municipalités. On va les rencontrer pour savoir qu'est-ce qui s'en vient pour eux au niveau de la programmation pour l'année qui vient, pour les deux ans qui viennent puis on essaie d'arrimer notre calendrier avec le leur pour limiter, comme je l'ai dit tantôt, la concentration autant pour les usagers je dirais, mais aussi pour ce que le marché est capable de supporter. On essaie quand même d'y aller en tout respect si je peux dire de la capacité du marché à supporter nos nombreux appels d'offres.

-    On comprend avec ce que vous venez de nous dire Catherine que ce n'est pas simple un projet. Il y a différents facteurs autant pour la mobilité et aussi qu'il n'y a pas un nombre illimité d'entrepreneurs qui peuvent soumissionner et travailler sur nos projets donc ça montre que ce n'est pas simple de planifier des projets, mais une fois qu'on arrive à l'annonce des investissements, les projets sélectionnés eux sont mûrs si on peut dire.

-    Oui!    Exactement! Je dirais qu'on annonce toujours sur deux années. La première année on est quand même assez confiants. Les risques qu'on a identifiés tout au long du cheminement qui a duré trois, quatre, cinq années euh... ...Les risques qu'on a identifiés s'avèrent de moins en moins euh... ...Ils ont de moins en moins de risques de se concrétiser. Donc pour la première année de travaux qu'on va annoncer, je vous dirais qu'on a à peu près un 90 % sûr parce que il peut toujours arriver toutes sortes d'éléments qu'on ne peut pas voir venir. Puis pour la seconde année, je dirais qu'on marche à peu près à 75% qu'on est pas mal certain qu'on va être capable de mettre de l'avant les chantiers. Puis pourquoi je me garde ce petit pourcentage-là de réserves? Bien on vit tous dans le même pays, on sait qu'il peut arriver un évènement climatique d'importance en plein été qui va faire en sorte qu'il y a une route qui peut être emportée. Bien là à ce moment-là, les équipes que j'avais prévues pour aller surveiller un chantier, il faut que je les prenne et il faut que je les envoie sécuriser le secteur qui vient d'être inondé. Donc ça fait partie des causes de reports de chantier des fois puis qui font en sorte qu'on ait beau avoir toutes les bonnes intentions du monde, d'avoir fait la meilleure planification de travaux, mais il en restera toujours certains événements imprévus d'urgence qui feront en sorte qu'on remobilise nos troupes qui sont, je tiens à le dire, sont très efficaces pour se revirer de bord et aller colmater là où il le faut de manière urgente.

-    Parenthèse aussi, il faut quand même rappeler à ceux qui nous écoutent que le ministère planifie... ... en fait planifie tous ses projets, mais n'exécute pas nécessairement lui-même tous les projets. Le ministère est, comme on dit souvent le plus gros donneur d'ouvrages du gouvernement. Donc ça, ça veut dire des milliers de contrats, des milliers d'appels d'offres en amont pour réaliser des contrats et tout ça pour couvrir un territoire qui est immense; on a pas besoin de se faire un dessin du Québec, on connaît l'étendue du territoire. Mais ce qu'il faut comprendre aussi c'est que le nombre d'entrepreneurs qui vont se présenter pour répondre favorablement ou dans les paramètres aux appels d'offres bien ça se peut qu'ils soient peu nombreux, ça se peut qu'ils ne soient pas disponibles au moment où on le souhaite et ça aussi ça peut être une cause de report de projets.

-    Oui!    En effet! D'ailleurs, avez-vous une idée pourquoi on annonce les travaux sur deux ans?

-    Bien j'imagine que ça permet d'espérer.

(Rires)

-    Bien c'est justement pour donner un petit peu d'air si je peux dire, aux entrepreneurs. Donc en faisant une annonce des investissements vers la fin février, début mars et en l'annonçant sur deux années, bien ça permet au marché de voir un petit peu qu'est-ce qu'on a dans notre carnet de commandes, qu'est-ce qui s'en vient et surtout ça nous évite à nous de devoir lancer tous nos appels d'offres pour l'année de chantier qui s'en vient tout en même temps. Ça c'est, veut, veut pas très difficile à absorber pour le marché et puis il n'y a personne qui soit gagnant là-dessus. Donc c'est pour ça que le ministère a fait le choix d'annoncer sur deux ans. Ça permet de répartir les appels d'offres qu'on a annoncés parce que, vous l'avez bien dit, le ministère des Transports est quand même le plus gros donneur d'ouvrages au Québec. Ce n'est pas peu dire, des investissements on en fait beaucoup plus que ce que les gens pourraient se l'imaginer.

- Oui parce que là on parle de chantiers, de projets routiers, mais il y a d'autres... ...Les projets routiers représentent des investissements importants et beaucoup de contrats, mais il y a d'autres éléments aussi au ministère qu'on va parler pour d'autres sujets de balados Gilles hein?

-    Oui absolument! Il y a matière à raconter des choses entrant en chemin pendant de nombreuses semaines. Mais si on revient à nos projets, bon il faut les choisir ces projets-là. Alors il y a les priorités, mais en même temps on les établit dans une liste puis ensuite bien on applique la liste et puis on regarde ce que ça donne dans le marché avec un lancement d'appels d'offres. On fait ça sur une période un peu plus longue pour permettre, et c'est là qu'on peut dire que les entrepreneurs deviennent des partenaires, c'est qu'on les aide à gérer leurs propres ressources et ça nous aide par le fait même au ministère.

-    C'est ça exactement parce que ultimement, ce qu'on veut c'est faire des chantiers, on veut faire des projets, on veut améliorer la qualité du réseau et maintenir sa qualité aussi donc si on ne faisait pas ça, on ne s'aiderait pas. Il peut arriver, si on lance trop d'appels d'offres au même moment qu'on ait tout simplement pas de soumissionnaires. Ça pour nous, ce n'est pas une bonne nouvelle. Ça veut dire qu'on est obligé de reporter un chantier d'une année puis ce n'est pas plus une bonne nouvelle des fois pour les citoyens qui s'attendent justement à avoir des fois une infrastructure complètement renouvelée en 2021, par exemple, et là on est dans l'obligation de leur annoncer que ça va devoir attendre d'une année parce qu'on a tout simplement pas de soumissionnaires pour réaliser les travaux. Donc c'est important pour nous effectivement.

-    Ça peut être une question de coûts aussi j'imagine quand à partir du moment de la genèse d'un projet jusqu'à l'appel d'offres qui est répondu ou non par un entrepreneur, la valeur des choses peut avoir changé, le coût de la main-d'oeuvre, le coût des matériaux, la disponibilité des matériaux. Il y a beaucoup de variables.

-    Il y a beaucoup de variables. Il y a toutes sortes de choses qui peuvent faire en sorte que la soumission qui nous est déposée ne correspond pas nécessairement à l'estimation que le ministère en avait fait. Ça, quand ça arrive, il y a des équipes qui sont spécialisées sans l'analyse des estimations qui vont venir vraiment passer au peigne fin tout ce qui a été soumissionné par le prestataire de service et ça, veut, veut pas, ça peut générer certains délais puis c'est bien correct comme ça parce que c'est important    que les contrats que le ministère octroie soient faits en toute connaissance de cause et qu'il y ait un montant juste pour le service qui est demandé. Donc ultimement, il pourrait arriver que les équipes qui font les analyses décident de tout simplement pas octroyer le contrat parce qu'on juge que le montant est trop élevé Et à ce moment-là, bien on assume. On assume le fait qu'on devra reporter d'un an les travaux si, bien sûr, il n'y a aucun risque de sécurité pour le public. Mais ça peut arriver. On va décider de reporter d'un an. On va prendre un autre projet des fois quand on est capable. Dans des situations comme ça, nos équipes sont assez habiles et mobiles pour venir chercher un autre projet et des fois, on a le temps de remplacer et de quand même lancer en ajout un nouveau chantier cette année-là pour venir remplacer celui qu'on a dû reporter.

-    Donc le ministère, une organisation qui est flexible, qui est agile, qui peut s'adapter et ça explique pourquoi des fois un projet même promis dans l'année ne peut pas se réaliser ou dans l'année suivante. À partir de ce moment-là, quand on a obtenu les autorisations environnementales, qu'on a une preuve de la capacité du marché de réaliser les choses, que la mise en oeuvre se fait, il fait commencer le projet, il faut gérer les entraves, il faut aussi faire attention à des critères qui sont assez contraignants parfois, mais c'est pour la bonne cause quand on pense à l'environnement. Donc ça fait une fenêtre de travail qui n'est pas si grande que ça à chaque année.

-    Pas si grande effectivement. Je l'ai dit tantôt, on est dans un pays nordique donc c'est certain que l'hiver, sauf quelques cas d'exceptions, généralement on ne fait pas de travaux en hiver. Donc la saison va s'étirer je dirais du mois d'avril pour les régions un peu plus au sud euh... ...On est capable souvent d'étirer jusqu'au mois de décembre. Encore là, des fois ce sont des décisions qu'on va prendre au niveau des coûts. On va analyser l'investissement supplémentaire pour étirer un chantier versus le gain que ça va nous donner. Donc je dirais que quand on est chanceux, on est capable de faire des travaux du mois d'avril au mois de décembre. Le gros rush c'est de mai à novembre environ pour notre saison de chantiers. Par-dessus ça s'ajoutent aussi certaines périodes où on ne peut pas aller travailler dans les eaux. Donc avant le 15 juin, on ne peut pas être dans certaines rivières et après le 15 septembre pour une raison de respect de la frai de certaines espèces de poissons. Donc des fois ça semble bien évident en disant qu'on a juste à rentrer avec la pépine, construire le pont et s'en aller. Mais non! Ça ne se fait pas comme ça. Il faut penser à tant la faune, la flore et les citoyens aussi qui sont autour pour bien faire ça.

-    Il y a beaucoup d'éléments, comme vous l'avez mentionné Catherine, dont le ministère doit tenir compte dans la réalisation et dans la planification d'un projet.

-    Oui en effet! Je suis fière que le ministère ne soit pas un promoteur comme les autres. On est soucieux. On travaille des fois avec des caractéristiques environnementales fragiles. On fait attention. On travaille avec le ministère de l'environnement de concert dans des situations comme ça, avec le ministère de la Faune aussi. Je faisais référence tantôt aux périodes de frai. Puis on travaille aussi avec des groupes de citoyens et avec les municipalités pour s'assure qu'on travaille tout le monde de concert et en respect de tout ce qui nous entoure dans nos travaux. C'est pour ça que le ministère a des équipes multidisciplinaires dans toutes sortes de domaines. On y pense pas, mais oui!    C'est un gros ministère d'ingénieurs c'est certain. On a des équipes de biologistes, on a des arpenteurs, on a bien sûr des techniciens en travaux publics. Puis on en parle pas souvent, mais on a beaucoup de personnel administratif qui supporte ces gens-là qui ont des expertises particulières. On dit qu'on est le plus gros donneur d'ouvrages, mais un donneur d'ouvrages ça a besoin de payer ses prestataires. Donc ça prend aussi des équipes en arrière de ça pour assurer entre autres le paiement de nos fournisseurs. Donc franchement, il y a de quoi être fier de travailler au ministère parce que c'est vraiment des équipes de qui on peut apprendre une multitude de choses.

-    Catherine! Oh!    Magie du balado! Nous recevons des demandes et des questions par courriel. Est-ce que vous engagez au ministère?

-    Bien certainement! Le ministère a un programme qui est toujours de l'avant qui s'appelle : Bâtisseurs recherchés. Je viens de le dire, on cherche certainement des ingénieurs pour se joindre à nos équipes, mais il ne faut pas l'oublier, on a aussi toutes sortes d'autres disciplines dont on a besoin pour mettre de l'avant nos projets puis je vous invite vraiment à aller consulter le site internet du ministère à la rubrique Bâtisseurs recherchés. C'est une belle place pour faire une carrière au ministère. C'est certain qu'on ne s'ennuie pas parce qu'il y a toute sorte de domaines d'expertises ou faire même propriétaires d'aéroport aussi entre autres. Donc quelqu'un qui veut diversifier son champ d'expertises je lui garantis personnellement qu'il ne s'ennuiera pas au ministère des Transports.

-    Bon alors on note votre nom - Catherine.

(rires)

Il    y a des bâtisseurs, mais il y a des bâtisseuses aussi. Moi je remarque qu'il y a beaucoup de filles ingénieures, qu'il y a beaucoup de filles partout au ministère de transports, et vous en êtes la preuve d'ailleurs. Mais ce n'est pas un ministère de gars comme certains pourraient le croire.

-    Non puis je suis là pour en témoigner. De toute façon, on ne la sent pas cette différence-là,    hommes, femmes au ministère. On est tout simplement une grande équipe qui a un seul but. C'est de vous mettre des projets de l'avant puis d'assurer la mobilité des usagers sur le territoire avec tout le coeur qu'on peut y mettre.

-    Bon alors tout ça évidemment en tenant compte des enjeux, des contraintes, les vents de face qui se présentent, les capacités du marché, les ressources du ministère, les autorisations environnementales à respecter, les périodes d'intervention limitées dans certains endroits sensibles. Donc Catherine, comme l'expression que vous avez utilisée au début, la sacoche en parlant du plan québécois d'infrastructures, ce grand plan de dix ans qui dit à peu près combien on dépense sur une telle période pour tel genre de projet, mais sans entrer nécessairement dans tous les détails, bien cette sacoche-là des fois il faut se disputer ce qui a dedans pour soit développer un projet à partir de zéro ou, à l'opposé, maintenir l'actif. Est-ce qu'on peut détailler un peu ça veut dire quoi ça un projet de maintien d'actif?

-    Oui certain! En fait, effectivement des beaux projets d'amélioration, puis quand on travail à reconstruire un pont au complet, élargir une route c'est très voyant aux yeux, mais on fait beaucoup, sinon plus de projet en maintien d'actif. Ça ce que ça veut dire en fait c'est intervenir sur une infrastructure au bon moment. Donc on va faire des interventions qui sont un peu plus légères, un peu plus mineures, mais qui vont permettre d'étirer la durée de vie d'une structure. Donc c'est un petit peu... ...Je vous dirais que c'est un petit peu comme votre maison. Au lieu d'attendre que tout soit détruit, que votre toiture parte au complet, bien vous allez venir occasionnellement, une fois aux deux, trois ans vous monter sur le toit puis vous allez venir remplacer les bardeaux qui sont partis et ça permet d'étirer la durée de vie. Donc ça va être des interventions qui vont avoir un bénéfice plus important que le coût que vous allez y mettre. C'est ce qu'on appelle des interventions à bénéfices    coût élevé. Donc un investissement pas trop important pour un bénéfice relativement intéressant.

-    Par opposition à ce que serait de remplacer complètement une toiture en en mettant une neuve quand on sait très bien que la fondation de la maison va être à refaire à court terme. Ce serait gaspiller de l'argent. Donc c'est exactement ce genre de calculs là qu'on fait constamment au ministère

-    Constamment!    Exact! Pour utiliser les fonds publics de la manière la plus optimale possible.

-    Bon bien ça c'est une belle conclusion. Est-ce qu'on a fait le tour? On a parlé même des Bâtisseurs recherchés. Moi je suis très très content parce qu'effectivement au ministère il y a une grosse famille avec plein de spécialités et puis des postes à combler. Puis on sait que dépenser en infrastructures, c'est toujours une bonne idée dans une société et c'est exactement ce qui est en train de se passer sur une période qui évidemment s'étale dans le temps, mais qui est toujours actuelle. Ça on peut dire ça. On ne manquera pas d'ouvrage pour les prochaines années au ministère. C'est ce qu'on pourrait dire hein?

-    Ah!    Je ne suis pas inquiète. Quand je me lève le matin, je sais que je vais encore avoir de l'ouvrage cette journée-là. Donc non! De l'ouvrage il y en a en masse. Ne vous gênez pas pour venir nous rejoindre si ça vous intéresse.

-    Bon, comme on le disait un peu plus tôt, le ministère fait travailler beaucoup de monde, beaucoup d'entités aussi alors ces gens-là et ces entités-là font à leur tour rouler l'économie comme on dit. Alors belle place à être pour être aux premières loges d'un maintien d'un haut niveau économique. Alors si vous le permettez Catherine, je pense qu'on va libérer. On va inviter les gens qui nous écoutent à suivre les annonces d'investissements qui se passent toujours en février - mars. Donc les annonces d'investissements routiers, maritimes, ferroviaires, aéroportuaires. Alors ce sont des plans de deux ans qu'on présente chaque année. Évidemment c'est révisé et puis ce qu'on ne fait pas la première année, bien probablement qu'on va le faire la deuxième. C'est pour ça qu'on présente ça sur deux ans entre autres. Donc on vous invite mesdames, messieurs à trouver et suivre les annonces d'investissements 2021 - 2023. Si vous allez sur le site internet de Transport Québec du ministère des Transports, vous allez voir peut-être en ce moment, au moment où vous écoutez avoir le vieux plan entre guillemets de 21-22 qui est toujours là. Ça va vous permettre de vous familiariser aussi avec le module de recherche. Il y a des filtres par région, taille du projet, état d'avancement par municipalité. Alors c'est vraiment passionnant quand on s'intéresse en général au développement du Québec et en particulier de sa propre région. Catherine!    Est-ce qu'on peut ajouter autre chose?

-    Écoutez! On pourrait en parler pendant tout le reste de la journée si on voulait, mais je pense qu'on a fait un très beau tour de roue et j'espère que les gens vont retenir qu'un projet routier ce n'est pas juste l'annonce des investissements, mais c'est beaucoup d'années de travail en arrière avec des équipes chevronnées.

-    Bien dit et belle conclusion. Alors quand tout le monde va voir ces milliards annoncés qui sont évidemment un total pour ces centaines, pour ne pas dire, ce millier de projets qu'on réalise chaque année, bien on va comprendre davantage ce qui se trame dessous, derrière et les gens qui font avances ça. Merci beaucoup Catherine Martineau!

-    Merci pour l'invitation!

-    Martin Girard, À la prochaine!

-    À la prochaine Gilles! Merci Catherine!

-    Merci!